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  • IPNS31
    Juin 2010
    Salut Stéphane !
    Action des Salariés du Secteur Associatif
    Notre forêt pour demain
    2010, année de la Biodiversité
    Le vélo, ça roule même à la montagne
    Etre du Plateau de Millevaches
    François Christin
    Donnons du sens à notre épargne
    A Meymac, la perle de la chiraquie
    Du chanvre à la fête de l'éco-construction
    Festival en herbe
    Sanfourche
  • IPNS30
    Mars 2010
    Les très petites communes ont-elles encore un avenir ?
    Des bestioles qui souffrent du chaud ?
    L’espace Alain Fauriaux
    Uranium : un limousin très enrichi
    Les ambiguïtés du mécénat populaire
    Sur le chemin de soi
    Café installation en agriculture
    BRAVO ! le bio à l’école
    L’Amap des jardins de Celle
    Le Lac de Vassivière : le futur Sentier de Rives
  • IPNS29
    Décembre 2009
    Tarnac, un an après piètre remake
    Un an après, BMS à Meymac
    Co-voiturage, auto-partage
    Mobiles sans l’auto - témoignages
    Demain une révolution ferroviaire
    Un village de l’économie sociale
    Rurale & Glam
    Déchets durables
    Maquisarbres, la pépinière des nouveaux combattants
    Une Société Coopérative d’Intérêt Collectif
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    Septembre 2009
    On ne transige pas avec le devoir de mémoire
    Paysans - forestiers, retour sur quelques conflits emblématiques
    Ados des villes, ados des champs se reconnaître pour vivre ensemble
    MIAM ou l’auberge espagnole
    Association TeC (Transports en Commun)
    De “la montanha“ au “plateau de Millevaches“ - Petite étude d’un mythe toponymique
    “Entreprendre autrement“ ou quand le PNR de Millevaches encourage une autre vision de l’économie
    Un millier de commis voyageurs du Meymac près Bordeaux
    Joseph Rouffanche
    La mémoire de l’eau
    Les cascades d’Augerolles
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    Juin 2009
    Tarnac - Consultons nos dossiers aux RG !
    La fin de la Chiraquie - Bristol Myers Squibb
    Innovation sociale ou précarisation
    Les nouveaux contours de l’emploi associatif
    Habiter ensemble ou nettoyer les marginaux?
    L’affaire des yourtes de Bussière Boffy
    Vassivière ... à la dérive
    Les “purins d’ortie et compagnie“en danger
    Sports mécaniques des loisirs innocents ?
    Le temps des cerises - Une épicerie bio itinérante
    L’art en lieux
    L’Arthothèque du Limousin
    Les monuments aux morts du Plateau
  • IPNS26
    Mars 2009
    Brèves Des colères qui grondent
    L’Atelier face à la violence
    Dossier : il court, il court, le circuit court
    Pesticides 4ème et dernier épisode : quelles alternatives ?
    Histoires d’eau et de robinets Dossier Eau - suites
    Face à la crise, pour une économie citoyenne
    409 hectares à réinventer Que faire avec un ancien camp militaire ?
    Le diamant à Felletin Une génération flouée
    Habiter ici un territoire Artistes en liberté
    Menace pour les salariés associatifs La fin de l’exo ZRR ?
    Un photographe au foyer Cédric Martigny
  • IPNS25
    Décembre 2008
    Tarnac : la fabrique du terroriste
    Dossier eau : État de l’eau sur le Plateau
    Assainissement : Doit-on épurer nos standards de modernité ?
    Eau potable : Régie directe ou gestion privée ?
    Le Limousin, laissé pour compte des politiques de gestion de l’eau
    Une peste de plus avec les pesticides, 3éme partie
    Les moutonniers sur la paille
    “La bête du Limousin“, histoire de loups et psychose sociale
    La Pommerie, lieu d’ancrage de l’art contemporain sur le Plateau
    Page écriture, les mots en liberté
    Patrimoine : autour de l’eau
  • IPNS24
    Automne 2008
    Alain Fauriaux - Hommage
    Les désastres de la nucléocratie
    Electricité à partir de la biomasse en Limousin
    Dossier Habitat
    Un “compaillon“ sur le plateau : “Retour sur un cheminement“
    La Millevaches Une nouvelle bière sur le plateau
    Santé et Nucléaire
    Une peste de plus avec les pesticides : 2éme partie
     Ni Dieu ni maîtres toujours ! Entretien
    Le creusois a 40 ans Gastronomie
    La page littéraire Les mots au champ d’honneur
    Patrimoine Le barrage de Monceaux la Virole (Viam)
  • IPNS23
    Juin 2008
    Des histoires de com’
    Ecole rurale Enquête et découvertes autour de la classe unique
    Dossier Municipales
    Installations agricoles Dur dur
    Bonne santé sociale du Limousin - Sur un nouvel indicateur
    Une peste de plus avec les pesticides 1ère partie : les envahisseurs
    La pelleterie à Crocq Histoire
    1917 : les mutins de la Courtine Livres
    Regard subjectif d’un photographe en Creuse
    La page littéraire Les mots au champ d’honneur
    Les ponts planches de St Martin Château Patrimoine
  • IPNS22
    Printemps 2008
    Les bourdes de jean Auclair
    Des médecins en Creuse ? Réponse à Roselyne Bachelot et aux carabins
    PNR : Quel contrat ? Dossier
    L'apéro chez les voisins Bande dessinée
    Comptes et décomptes des oiseaux limousins Entretien
    Via Campesina Globalisons la lutte, globalisons l'espoir
    Ca chauffe du côté des chaudières à bois Remise à l'heure des pendules
    Pas à pas - Association
    Nanterre pas tes rêves ! A afficher partout...
  • IPNS21
    Automne-hiver 2007
    Eoliennes en Limousin Un état des lieux des projets
    Journée mondiale du refus de la misère Initiative
    Eloge de la loi de 1901 Débat
    Les maçons limousins à Lyon (1914-1940) Histoire
    Crustine et Grindella écoutent Mémé... Bande dessinée
    Relocaliser l'agriculture Dossier
    L'agriculture bio en Limousin Dossier
    La mort des abattoirs
    Pour qui roule la SAFER ? L'affaire Stéphane Rozet
    Maudite soit la guerre ! Souvenirs d'un 11 novembre
  • IPNS20
    Eté 2007
    Le maire et la mondialisation / Brève de comptoir
    Le futur Refuge des résistances d'Armand Gatti
    Objecteurs de croissance
    Vasi jeunes a dix ans
    Quartier Rouge à Felletin
    Réinventer des liens de solidarité
    Millevaches, ce pays que j'aime
    Guy Moquet instrumentalisé
    L'homme aux gants Gérard Villain
  • IPNS19
    Printemps 2007
    Comment va le monde ? Lendemain d’élection
    Saines lectures Lu et approuvé
    Trophée de l’accueil, deux ans après Le réseau d’acteur de la Montagne limousine
    L’Epicerie d’Art Collectif d’artisans et de créateurs du Plateau de Millevaches
    Ecoquartiers à Faux la Montagne et à Chavanac
    Des pelleteuses dans les tourbières ? Agriculture et développement
    Menaces sur le rural Actualité
    Roland Cros, Graves gravures Une oeuvre originale
    Facteur de trouble Service public
    Quand la télé-brouette devient télé-vélo
  • IPNS18
    Hiver 2006
    PNR cris et chuchotements Débat
    Entreprendre collectivement Terre de liens - Terrain de vie
    CESAM Coopérative d’entrepreneurs salariés
    La SCI Chemin faisant Initiative
    Transmettre son activité Les héritiers de la DRIC
    DOSADO Cinq jeunes filles et des notes
    Démographie médicale à Felletin
    Projets électricité biomasse en Limousin Suite
    Autour de Marius Vazeilles Grand homme barbu
    Avec l’accent
    Libres plumes Poèmes
  • IPNS17
    Automne 2006
    Bonjour vous n’avez aucun message L’arboretum.
    PNR nouveau désert
    Regards de femmes sur leur vie en Creuse
    Pivoine, un accompagnement à dimension humaine L’association Pivoine.
    Info Limousin Initiative.
    Comme on fait son pain La quète de l’autonomie.
    Croque le plateau Dessins et B.D.
    Les projets électricité biomasse en Limousin Risques et incohérences.
    Libérons les semences Pétition.
    L’art du bref Antoine Coudert raconté par Richard Millet.
    Souvenirs paysans Lu et approuvé.
    A la recherche d’un agent électoral Conte
  • IPNS16
    Eté 2006
    Sans papiers : sans droits ? Ca se passe à côté de chez nous.
    Transport ferroviaire et aménagement du territoire
    “Jo” le fraudeur. Les prouesses de Georges Pérol.
    Faut-il replanter du chanvre ? Initiative agricole.
    Cartes sur tables : les micro luttes en Limousin. Dossier.
    Chemins de Rencontres. Les raisons d’une absence.
    Un Robin des bois limousin. Note de lecture.
    Un curé agitateur. Aux origines de Télé Millevaches.
    Des médias libres. L’Appel de Marseille. Les 20 ans de Télé Millevaches.
    “Deux heures”. Une nouvelle noire de Serge Vacher.
    Les maçons limousins à Lyon au XIXème siècle. Histoires
  • IPNS15
    Printemps 2006
    Brèves de comptoir (et d’ailleurs)
    Les hêtres à terre Débat
    Le printemps des lycéens Echos de la lutte anti CPE
    Quel développement durable pour le Plateau ?
    Des journaux sans journalistes Creuse Citron, L’Herbe folle, le Piaf
    Echos des assises du Limousin
    Bouillie participative Quand la Haute-Vienne consulte ses habitants
    Initiatives / Lutte Mémoire à vif, CESEDA
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    Hommage à Guingouin Par Armand Gatti
    Perquisition Par Henri Nanot
    Pêches subtiles Pierre Bergounioux
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    Coups de gueule Sarkosy et France 2 épinglés
    PNR Le vent tourne... contre les éoliennes
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    “Le Limousin doit pouvoir se nourrir” Dossier
    Chemin faisant Un tour de France de l’assiette à la terre
    Le marathon des creusois à New York
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    Marée brune sur le parc Arrêtez vos cochonneries !
    Charte paysagère de Vassivière Les recommandations de Gilles Clément
    Mets de l’huile L’association Roulons vers...
    Tracer un chemin de paix D’Hiroshima à Gentioux
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    Tourbière de légendes Les légendes du plateau revisitées par Simon Louradour
    La félis felletinoise Naissance d’une bière creusoise
    Au p’tit baz’art Une nouvelle vitrine à Eymoutiers
    Le retour des paysans Bonnes feuilles
    Silence d’usine Quand Aubusson se confie à Wajdi Mouawad
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    Eté 2005
    Courrier / Lu et approuvé Limoges 1905
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    Le piège Leçons alpines pour le Limousin
    TNT la télévision numérique terrestre Quels usages, quels contenus ?
    Une coopérative d’emploi et d’activité sur le plateau de Millevaches
    Energies pour demain L’eau et le vent
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    Poulidor et les autres Grande saga de la petite reine en Limousin
    Agriculture Regards de jeunes, regards de femmes
     Mille ans qu’elle tourne ! Petite histoire de la vielle à roue
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    Recherche logement désespérement - Dossier
    Des Anglais en Limousin
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    Les étangs limousins en question - Débat
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    Haut débit ou la maladie du tuyau - Petite histoire d’Internet
    Culture et ruralité
    Figures du Limousin rebelle - Dossier
    Lo Sendaron - Association
    Tristes tropiques de la Creuse Note de lecture
    Lu et approuvé - La belle limousine
    Pot de terre contre pot de fer - La carrière du Mont Larron
    Le doigt à la roue - Georges Prudent
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    Automne 2004
    J'ai rêvé d'un parc - Témoignage
    Le Limousin existe autrement - Débat
    Panier paysan - Initiative
    Jardiner local, penser global
    Folie ! les mots - Initiative
    Echos de RELIER
    Pierrot, une enfance avant guerre - Spectacle
    La photo du siècle - Initiative
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    Eté 2004
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    Pas d'OGM dans ma commune
    Vassivière... à réinventer
    La vache qui lit... du polar
    Les maçons de la Creuse - Naissance d'une association
    Artémis en Creuse
    Vivre sans nucléaire - Initiative
    Louis Olivier Chesnay - Peinture
    Culture et ruralité - Rencontres
    Les luttes en pays Limousin - Georges Guinguin
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    Hiver 2003-2004
    Conseillère générale à 14 ans
    Jeunes ruraux - Positiver la migration
    Se loger en rural - Exemple cévenol
    Une mer de déchets
    Libres leçons de développement local
    Mon gaulois du XXème siécle
    Transgénial - Nouvelle
    Ecole et nature
    Brig Laudier - Dévoreuse de livres
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    Le PNR - Vaille que vaille
    Ailleurs dans le monde : Québec, Burkina Faso
    Djem, le sultan à Bourganeuf
    Femmes dans l'agriculture - Encre dans la prairie
    Le temps des forums
    Aux jeux citoyens - Maison des jeux en Limousin
    Clédat et Viam - D'hier à aujourd'hui
    Avenir des associations - Ma télé multimédia
    Kouam Tawa - Le dit de la grand route
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    Services publics - Résistance
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    Produits fermiers - Attention dérapages
    Accueil en Limousin
    Tom Pousse
    Palestine, chaises longues, l'Atelier
    René Limouzin - Mes initiations à la musique
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    Hiver2002-2003
    Retour sur les porcheries avec Françoise Meltzer
    Mieux comprendre le pays Limousin Marie-France Houdart
    Bande Originale - bAssociation de bienfaiteurs
    Le Monde allant vers… Ressourcerie
    Décentralisation acte 2 - Le projet Raffarin
    D’Egletons à Quito Rencontres des populations de montagne du monde
    Lettre ouverte à Jean-Pierre Raffarin
    Ussel en mai Photographie
    La tremblante du mouton
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    Le Plateau de Pierre Bergounioux
  • IPNS03
    Automne 2002
    Un Haut-Viennois qui Perse - Portrait
    “Associations de champignons” vénéneuses
    La révolution au village Démocratie participative
    Mieux comprendre le pays Limousin - Marie-France Houdart
    Un groin de paradis - Dossier porcheries industrielles
    La lenga quo es la vita - Institut d’études occitanes
    Pôle d’accueil inter associatif
    Lez’Arts & Salamandre
    La légende de la croix du mouton - René Limouzin
    L’arbre et le paysage - Notes de lecture
    Paul Rebeyrolle Poseur de bombes
    IPNS02
    Juillet 2002
    La Présidentielle sur le Plateau
    An english creusoise
    Chiche ? Quelques propositions pour le PNR
    Du côté d’Eole
    Vassivière, un autre regard - Dossier
    Contrechamps
    A la campagne
    Comédiens à 12 ans - Le festival Escapade
    Cinéma - Le court métrage peut en dire long 
    Le plateau d’Emile
    Ma “conquête” du Pays de Millevaches
    Olivier Masmonteil
  • IPNS02
    Juillet 2002
    La Présidentielle sur le Plateau
    An english creusoise
    Chiche ? Quelques propositions pour le PNR
    Du côté d’Eole
    Vassivière, un autre regard - Dossier
    Contrechamps
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    Comédiens à 12 ans - Le festival Escapade
    Cinéma - Le court métrage peut en dire long 
    Le plateau d’Emile
    Ma “conquête” du Pays de Millevaches
    Olivier Masmonteil
  • IPNS01
    Avril 2002
    Pour un Plateau vivant
    PNR Les illusions (pas encore) perdues
    Envahisseurs Baba-cools et pègre citadine aux portes du plateau
    100 ans d’association sur le Plateau de Millevaches
    Bénévolat contre lucravolat 
    40 ans après la guerre d’Algérie Une mémoire toujours à vif
    Eclats de Rives Vous connaissez ?
    Le Caroussel Des échanges “sélidaires”
    Solidarité Millevaches
    Le Jean Gabin à Eymoutiers Comment ça marche ?
    Drosera se jette à l’eau  
    Josef Koudelka au Centre d’art contemporain

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Autour de Marius Vazeilles

  • Année
    2006
  • Numéro
    n°18
  • Auteur
    Marius Vazeilles
  • Vote
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La forêt paysanne de Vazeilles ou le meilleur des mondes...

S’il fallait citer un nom, un seul, qui incarne le plateau de Millevaches, c’est bien évidemment celui de Marius Vazeilles qui assez vite s’imposerait.

L’homme a considérablement marqué de son empreinte le territoire (par la forêt qu’il y a implantée, par l’identité historique qu’il y a
mis en évidence, par le rôle politique qu’il y a joué).
Dans l’ensemble que nous publions ici, c’est la figure du forestier que Tania Nasr met en évidence. Fabrice Nicolino se souvient pour sa part
de sa rencontre émerveillée avec ce “grand homme barbu”. Enfin, nous terminons ce dossier par un texte de Vazeilles lui-même, un texte
manuscrit extrait de ses archives, dans lequel il décrit le Millevaches métamorphosé par le “grand tournant” de 1914-1918.

Avant l’arrivée de Marius Vazeilles sur le Plateau, les tenants du reboisement, essentiellement des notables étrangers au territoire, ne rencontrent que peu d’adhésion de la part des habitants...
Un homme va tenter d’atténuer l’antagonisme créé entre les populations locales et les tenants du boisement en cherchant à intégrer la forêt au mode de vie
local. Ce personnage, Marius Vazeilles, fait partie de l’administration forestière mais s’en distingue par son souci de rallier la population à la cause du boisement.
Son action forestière ne peut pas être séparée de son action politique. La forestation a constitué la concrétisation de sa conception politique.
Vazeilles, qui habitait le plateau sur lequel il a mené son action pendant près de 60 ans, a été détaché en 1913 au Service des Améliorations Agricoles pour la propagande et pour la direction des travaux de mise en valeur à entreprendre dans les landes du plateau, avec le grade de garde général. Mais il était également responsable de la fédération socialiste de la Corrèze.
Sa volonté de mettre en place une forêt paysanne et un partage égal du communal est souvent présentée comme l’émergence du communisme rural corrézien. Dans son sillage, les cadres de la SFIO vont se dévouer à la cause paysanne et lutter contre ceux qui veulent un partage censitaire du communal (au prorata de l’impôt foncier) qui prolongerait l’inégalité de jouissance du communal instauré par la règle dite des “foins et pailles”.
En 1921, Vazeilles est nommé secrétaire de la fédération communiste de Corrèze. L’année suivante, il crée la Fédération des travailleurs de la terre, qui réunit quinze syndicats d’ouvriers agricoles et forestiers et de petits paysans. L’action de ce syndicat sera très importante.  C’est grâce à lui notamment que les paysans obtiendront la possibilité de réaliser, quand ils le souhaitent, un partage du communal en lots égaux, en pleine propriété.
En 1936, il sera élu député communiste de la circonscription de Tulle. En 1939, il fait partie des 27 députés communistes qui s’opposeront à la décision prise par le comité central d’avaliser le pacte germano-soviétique
Les ambitions que Vazeilles nourrit à l’égard du plateau sont rassemblées dans un ouvrage intitulé "Mise en valeur du plateau de Millevaches", édité en 1917. Cet ouvrage, qui compte plus de deux cents pages, se propose de formuler le modèle d’un projet de transformation de la mise en valeur agricole, qui passe notamment par les éléments suivants :
le partage des communaux,
le défrichement et la mise en herbage des meilleurs parcelles de ces lots de communaux,
le passage à la rotation continue par abandon de la jachère et introduction de cultures fourragères,
le développement d’un élevage bovin intensif,
le développement d’une économie marchande liée à cet élevage (vente des veaux et de boeufs, et achat de la farine et biens alimentaires),
le recours à la sylviculture pour valoriser des parcelles autrement peu exploitables.
Bien qu’étant forestier, Vazeilles ne concevait le reboisement que dans le cadre d’une réforme profonde du système agraire. L’ouvrage ne se contente donc pas de promouvoir la forêt, mais encourage la mise en place d’un nouvel équilibre agro-sylvo-pastoral.
Plus encore, la forêt doit seulement constituer un des maillons qui permettent la mise en place de ce nouvel équilibre ; en ce sens, elle n’est qu’un complément aux mesures essentielles touchant le partage des communaux ou le développement d’un élevage bovin intensif.
Néanmoins, le parcours de Vazeilles explique l’attention accordée au volet sylvicole dans la Mise en valeur du plateau de Millevaches. A plus d’un titre, l’ouvrage se présente comme une sorte de guide raisonné de la plantation à l’attention de paysans peu familiers de la sylviculture. Les différentes essences et la manière adéquate de les planter y sont décrites. Les paysans sont incités à planter de façon sélective : Vazeilles cible essentiellement les parcelles trop éloignées pour être cultivées avec profit ou carrément inaccessibles.
Dans l’esprit de Vazeilles, le boisement ne doit donc pas venir concurrencer l’activité agricole ; au contraire, il doit l’étayer en permettant aux paysans de se
constituer un appoint complémentaire aux faibles rendements de l’agriculture. Vazeilles insiste sur le faible coût de la plantation puisque la main d’oeuvre sera
fournie par les paysans eux-mêmes qui planteront à la morte-saison ; les plants seront fournis gratuitement, grâce aux subventions de l’Etat.
L’originalité du projet de Vazeilles repose en partie sur les buts sylvicoles qu’il se propose d’atteindre. En effet, si la plantation de résineux, exclusivement des
pins sylvestres, constitue seulement la première étape de l’opération, celle-ci n’est que transitoire et sera rentabilisée grâce à la demande pressante des houillères d’Auvergne en étais de mines. Au fil des ans, cette première plantation devra laisser la place à l’instauration d’une futaie jardinée de hêtres, chênes
et conifères (sapins essentiellement) produisant du bois d’oeuvre de qualité.
Mais, insistons encore une fois sur le fait que tous ces objectifs, pour précis qu’ils soient, doivent être replacés dans le cadre d’une tentative de mise en valeur du système agraire tout entier, et que, dans cette entreprise, la forêt, si nécessaire qu’elle soit, ne tient qu’un rôle secondaire.
Vazeilles était un ruraliste avant la lettre dont le discours, contrairement à celui de l’administration forestière, ne va pas se modifier au cours du temps.
Constamment, il envisagera le boisement comme un moyen pour les paysans du plateau de continuer à vivre dans leur pays et de connaître des conditions matérielles de vie plus douce. En un mot, la politique de Vazeilles est tournée vers l’homme autant que vers le territoire et, s’il prône le reboisement, c’est qu’il estime que celui-ci “peut conduire les travailleurs ruraux vers un peu plus de bien-être qu’en attendant ils vont chercher ailleurs, à la ville, dans le fonctionnariat”.
Le discours tenu par Vazeilles reprend en partie celui des forestiers traditionnels quant aux bienfaits de la forêt sur la régulation du climat. Ainsi, en accord avec ses collègues, il hisse le reboisement au rang de devoir patriotique, mais cette fois fondé par un devoir de répartition égalitaire des biens de la nation. Il estime en effet que “les pays pauvres sont onéreux pour la nation par les subventions continuelles que l’Etat leur alloue pour les dépenses publiques”. Il convient donc de “féconder hardiment ces régions et ne pas les entretenir dans la misère”.
Ce souci envers la répartition des ressources fonctionne à double sens. En effet, “les pays pauvres” sont peut-être onéreux au dépens des régions où sont
créés des revenus, mais peuvent dans certains cas être, eux aussi à l’origine de certaines richesses. Ainsi Vazeilles souligne que de nombreuses rivières qui
prennent leur source sur le plateau arrosent et rendent fertiles les terres des plaines environnantes.
Boiser le plateau et retenir une partie de cette eau au bénéfice des paysans de la région reviendrait là aussi à procéder à une meilleure répartition des richesses nationales.
Au-delà du caractère pratique et rationnel de son projet, qui était sans conteste novateur puisqu’il envisageait la revitalisation d’un pays en prenant en compte ses différentes composantes sociales et tablait sur la mise en valeur de ses atouts naturels, Vazeilles est fondamentalement imprégné d’une morale, à tendance progressiste. Ainsi la forêt selon ses dires devra assurer “par la suite [aux travailleurs] une santé plus robuste, de meilleures moeurs et plus
de clairvoyance et de liberté pour lutter contre les forces qui les exploitent”.
Ce projet prend même la forme d’un rêve utopiste dans lequel la volonté d’intégrer la population du plateau à la mise en valeur de son territoire est enseignée dès l’enfance. Même les plus petits doivent être sensibilisés à la question forestière. Ainsi, s’associant à un instituteur de la région, Vazeilles
soutient la création de pépinières scolaires, dans lesquelles travaillent les écoliers en dehors des heures de classe, leur travail étant récompensé par un dédommagement qui prend le plus souvent la forme de plants gratuits. Par ailleurs, il présume que si le projet de plantation est mené correctement, la nature répondra enfin à des critères d’esthétique et de salubrité qui lui avaient fait défaut jusque-là. Dans cet ordre d’idées, Vazeilles promet que “la lande triste et monotone sera remplacée par la forêt riche et belle ; la tourbière marécageuse et déserte sera devenue l’herbage sain et abrité ; le troupeau maigre et perdu dans les bruyères à la recherche du gimbre ou de la fétuque, sera devenu beau et bien portant, à manger une herbe saine, plus abondante et plus riche en matières nutritives”. Cette “mise aux normes” de la nature influera finalement sur l’agencement du territoire dans son ensemble, puisque “le village mal désservi, aux rues remplies de fumier, sera devenu coquet parce que le climat sera plus doux, le pays plus beau”.
Notons au passage que Vazeilles semble considérer le fumier comme le stigmate d’une société à l’agonie. Pourtant, celui-ci a longtemps possédé une toute autre signification sociale dans les campagnes, où il était considéré comme un signe extérieur de richesse. Ceux qui disposaient du fumier devant chez eux indiquaient par-là qu’ils possédaient du bétail et qu’ils faisaient partie d’une certaine classe sociale. Pour Vazeilles, au contraire, l’éradication du fumier dans les rues sonnera l’heure d’une ère nouvelle dans laquelle “les paysans seront plus heureux ; leur situation sera devenue plus aisée. Ils hésiteront moins à se
lancer dans l’agriculture nouvelle parce qu’ils auront à leur disposition pour parer aux frais d’améliorations diverses une caisse solide et jamais vide : leurs bois”.
Cette différence de point de vue sur un élément aussi banal que le fumier pourrait paraître anecdotique. A mon sens, elle est pourtant révélatrice de la nature des difficultés que peut rencontrer un projet s’appliquant à un groupe social mais qui lui est extérieur, quand bien même serait-il promu par un acteur aussi bienveillant et aussi bien intégré que l’était Marius Vazeilles.

Tania Nasr
Tania Nasr est l’auteure d’une thèse d’ethno-écologie sur le thème :
Perception et appréciation du paysage forestier : le cas du plateau de Millevaches (Muséum National d’Histoire naturelle, 2005, 342 pages).
Son texte sur Marius Vazeilles est extrait de ce travail.


Marius Vazeilles, grand homme barbu

Un matin du tout début juillet 1968, j’ai pris le train gare d’Austerlitz, et je n’étais pas seul. Nous étions toute une bande de jeunes échappés des banlieues, sous la garde de moniteurs désemparés par nos cris de hyènes et nos sauts de puces. J’avais un peu plus de douze ans, et j’allais rejoindre un camp de vacances de la Caisse d’allocations familiales (CAF) d’Ile-de-France, installé à Meymac (Corrèze).
Tous les cas sociaux de la région parisienne étaient représentés. Il y avait parmi nous des orphelins, des excités qui jouaient du couteau jusque dans le couloir du train, des gentils, des abrutis, pas mal de paumés qui appelaient leur mère. Laquelle ne répondait pas, comme on s’en doute.
À Limoges, nous prîmes un car, qui nous mena au terminus. En bas d’une colline se tenaient les bâtiments en dur, dont la cantine. Et sur les pentes était dressé un village de tentes où nous dormions, huit par huit.
Je me souviens très bien des chasses au lézard et à la vipère : je participais volontiers aux premières, mais surtout pas aux secondes, qui me flanquaient la trouille. Un gars de plus de treize ans avait trouvé une combine avec un pharmacien de Meymac, qui lui achetait je crois le venin des serpents. Le gosse en profitait, il était riche.
Pour ma part, j’étais triste, pour des raisons que je ne peux pas détailler ici. Mais triste. Sauf ce jour dingue où nous allâmes visiter le musée d’un certain Marius Vazeilles, dont je n’avais bien sûr jamais entendu parler. J’en ai gardé le souvenir que voici : des grandes salles, une lumière brune sur des vitrines où dormaient des épées romaines tombant en miettes. Peut-être ai-je rêvé.
Je revois pourtant quantité de restes d’armées défuntes, ainsi que des morceaux de poteries, les traces d’un monde disparu. Et c’est alors que l’enchantement fut complet. Car je rencontrais ce même jour le créateur du musée, Marius Vazeilles soimême, et je compris pour la première fois de ma vie, je veux dire concrètement, les liens qui unissent les hommes par-delà le temps. Vazeilles en personne, et nul autre, avait fouillé la terre avant d’en exhumer les trésors. Ici, alentour, dans les environs de Meymac, où je posais le pied, d’autres humains avaient vécu jadis. On peut, on doit même appeler cela une révélation.
Mais j’ai également le souvenir physique de Marius. C’était, pour le gosse que j’étais en tout cas, un géant de légende, venu tout droit de l’Iliade et de l’Odyssée.
Il me semble qu’il portait un béret, ou une casquette. À coup sûr, il avait une barbe fournie, jupitérienne. Et il parlait, figurez-vous, en français que je comprenais ! J’ai su ce même jour qu’il avait dirigé le reboisement du plateau de Millevaches. Mais je dois avouer que je n’ai pas compris l’ampleur de l’entreprise. Le plateau, pour moi, c’était une clairière dans laquelle j’allais me gorger de myrtilles, et dans mon souvenir toujours, ce plateau est pentu, il n’est nullement plat.
Quelqu’un peut-il m’expliquer ?
Pour clore cette journée folle, nous nous sommes retrouvés chez Marius, dans le parc qui entourait sa vaste maison. Où ? Je ne sais. Mais j’en fus marqué à tout jamais. Car le grand forestier avait planté là, côte à côte, des conifères venus du monde entier. Des lointaines Amériques, d’Asie centrale, du Chili, de Russie, de l’Atlas peut-être. Je venais de la banlieue parisienne, je n’avais rien vu de rien, j’étais d’une ignorance totale, et Marius m’offrait le monde et ses splendeurs, d’un seul coup d’oeil. Je me souviens des différences de taille entre ces arbres, de leurs couleurs si variées, de leur invraisemblable solidité. Et Marius parlait, parlait, parlait. J’ai sa voix dans mon oreille au moment où j’écris ces lignes. Il savait parler aux enfants. Il était grand.

Fabrice Nicolino
Fabrice Nicolino est journaliste spécialisé dans les questions d’environnement



Note sur l’évolution de l’économie rurale en haute zone du Plateau de Millevaches
750 mètres et plus

1914-18 ! Période cruciale
L’économie rurale va se transformer.
Je viens d’être chargé de la propagande pour la mise en valeur des landes du Plateau de Millevaches, 80 communes, 15 000 hectares, de Meymac jusqu’à
Bourganeuf et Felletin.
Vont se terminer les travaux de moisson du seigle avec la faucille et la mise en gerbes, le battage au fléau durant tout l’hiver dans les granges, l’emploi de la faux dans les prés, le ramassage du foin avec fourches et râteaux et sa rentrée au fenil avec les charrettes tirées par les vaches.
Abandonné le tombereau à fumier, remplacé bientôt par l’épandeur d’engrais.
Pour les foires et marchés, le «charetou» à âne d’autrefois, parfois la voiture et le cheval peu employé dans le pays, vont être remplacés presque totalement par l’automobile ou la camionnette ou le tracteur, lequel sert maintenant à tout charroi, même celui des charrues diverses et des machines nouvelles.
Devenue rare la préparation des repas dans la grande cheminée où marmites et «oulhes» pendaient aux crémaillères, où la poêle et la «daubière» avaient leur place sur le trépied au dessus des braises, près du toupi devant le feu, entre les chenets. Depuis l’après-guerre 14-18, la cuisinière à bois a commencé à trôner pour la paysanne avant d’être bientôt remplacée par le réchaud à gaz butane. Cà et là sont utilisés le précieux frigidaire et la vaillante machine à laver.
A la même époque le laboureur a remplacé par la brabant double l’antique araire qui, depuis les temps néolithiques ne faisait que rayer la terre, alors que, en Gaule indépendante, dans les terres profondes, servait déjà la charrue munie de son coutre et de son avant train signalés par le grand historien Camille Jullian.
Dans les mêmes temps, il y a une quarantaine d’années, les femmes et leurs filles ont cessé de filer la laine et le chanvre, et les hommes de cultiver cette plante dans le jardin réservé, l’«hort» du chanvre, la chènevière. Le chanvre occupait beaucoup dans le village avant de servir, accroché à la quenouille. Pour assurer le travail des fileuses, de toutes les femmes, jeunes ou vieilles, il fallait cultiver ainsi un ou deux ares de la meilleure terre. Après la récolte, il fallait faire rouir les tiges dans l’eau, puis, après séchage, «barguer» et peigner.
Après la tonte des bêtes à laine il fallait nettoyer la laine, carder et filer.
Pour les paysans, fini aussi de chauffer le four. Depuis peu ils ne font plus leur pain, ils s’en procurent chez le boulanger du bourg.
Les maisons anciennes sans étages ont été de plus en plus remplacées par des bâtiments modernes à un étage et plusieurs pièces. Presque toutes pourvues de
leur adduction d’eau potable et des contacts avec le réseau électrique pour la force et la lumière, voire même chauffées au mazout. A Meymac, un réseau d’égout fonctionne depuis longtemps.
L’agronomie a fait de grands progrès avec l’emploi suffisant et judicieux des engrais chimiques et l’utilisation des machines agricoles de plus en plus en usage
à la ferme. La prairie artificielle ignorée autrefois durant longtemps, est entrée enfin
dans l’assolement. L’écobuage à feu courant et surtout celui à feu couvert qui appauvrissait gravement le sol est depuis longtemps abandonné. En matière d’élevage, le progrès a été très sérieux depuis 40 ou 50 ans. Autrefois, à l’époque où, entre les hameaux, la lande était dominante et parcourue sans discernement par les grands troupeaux ovins, l’élevage des bêtes à cornes était très infériorisé, malgré les comices agricoles et le zèle éclairé des Directeurs des services agricoles.
Durant l’hiver, on donnait le meilleur foin aux brebis. Celles-ci pleuraient à l’automne jusqu’à la dernière pousse. Elles prenaient ce qu’on appelle la «darrère». Au printemps, c’était encore elles qui déprimaient les prés. Les bovins ont enfin repris la place qui est due aux animaux qui enrichissent la terre au lieu de l’appauvrir.
Les grands espaces en nature de landes ou de friches, d’un hameau au suivant, sont en voie d’utilisation pour le labour, le gazon et aussi pour le boisement.
Dès 1913, après ma désignation, j’ai procédé sans perdre de temps au démarrage de la plantation forestière. Dans certains quartiers de Meymac, la reforestation a atteint un taux convenable pour la ferme, la région et le climat, soit pour l’équilibre agro-sylvo-pastoral. C’est à cause de ces travaux que Meymac a été choisi pour l’emplacement de l’Ecole Forestière.
Il y a quelques siècles seulement, des bois existaient sur le Plateau, mais le pâturage exagéré des ovins dans chaque ferme et sans jamais de limitations, a fait que le bûcheron n’a pas été suivi de près par le jeune plant naturel et le rejet de souche. Sans que les générations successives s’en soient rendu compte, la forêt a disparu faisant place peu à peu à la lande sans autres preuves que la présence de beaux troncs de chênes dans les tourbières et de nombreux lieux dits évoquant la forêt. Cette invasion de la lande est même parvenue à ne laisser des anciens chemins que des traces à peine marquées. Aussi l’établissement des chemins ruraux est rendu difficile pour les villages éloignés et les écarts où ils sont nécessaires.
A la recherche du travail et de quelque fortune dans les villes, surtout à Paris, l’émigration continue à prélever une partie de notre jeunesse campagnarde. Mais trop peu de garçons et surtout de filles cherchent à s’orienter vers une situation agricole.
A noter que le nombre de voyageurs de la région pour la vente des vins de  Bordeaux continue à se maintenir, mais avec moins d’activités qu’autrefois.
Après une longue période où le certificat d’études était très rare sur la Montagne, l’instruction populaire a fait beaucoup de progrès grâce à la qualité des maîtres et des élèves. Depuis quelques temps, elle progresse partout où se rencontrent les qualités naturelles des enfants et les moyens économiques des parents.
L’émigration vers la ville, et par suite l’abandon des hameaux a abouti à des communes qui se dépeuplent, telle celle dite du Longeyroux qui occupait la parcelle cadastrale «A la chapelle». Le hameau voisin de celle qui se dépeuple à son tour a profité du premier abandon. Il a hérité de la petite cloche de l’église du groupement abandonné. Elle est suspendue aujourd’hui à une fourche d’un arbre du groupement nouveau.

Marius Vazeilles

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