Services publics - Penser rentabilité globale Les services publics doivent être accessibles à tout citoyen, dans les mêmes conditions, quelque soit son âge, sa situation sociale ou professionnelle, son niveau d'instruction, ses revenus, son lieu de résidence… Ce sont des services de base, qui contribuent à l'article 1 de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme : Les hommes naissent et demeurent égaux en Droit.
Parmi les services publics : - La santé. - L'éducation initiale, pour que chacun se sente intégré culturellement, et puisse trouver un emploi satisfaisant. - La formation continue, pour que chacun puisse approfondir ses connaissances, changer d'orientation professionnelle, envisager une promotion sociale. - Des moyens de déplacements. - Des moyens de communication. - L'accès à l'énergie et à l'eau potable. - La gestion des déchets et des eaux usées. - Le droit à la sécurité des biens et des personnes.
La plupart des services publics nécessitent des investissements importants. Ils ne peuvent être supportés que par la collectivité. L'équité à l'accès aux services publics est garantie par l'Etat. Toutefois, un certain nombre de services publics peuvent être mieux remplis en proximité, au plus près des besoins, et de manière à permettre l'expérimentation de nouvelles manières de les remplir. Mais même dans ce cas, l'Etat a une fonction de veille pour s'assurer que le service est rendu avec toute la qualité attendue, et en cohérence entre les attentes de la population locale, et compatible avec l'organisation des services publics sur un territoire contigu. Enfin, l'Etat doit toujours garantir les moyens financiers pour mettre en œuvre ces services. La puissance publique peut en déléguer l'exécution concrète à une entreprise privée. Mais dans tous les cas, la collectivité doit garder la maîtrise des orientations, pour garantir l'accessibilité de tous à ces services.
La rentabilité d'un service public doit se mesurer à plusieurs paramètres : - Une gestion optimale du service : comment rendre le service attendu par la population dans une logique d'intérêt public tel que défini plus haut. - Une vision plus globale d'optimisation d'une politique d'aménagement du territoire en terme quantitatif : équilibre rural-urbain par exemple, et en terme qualitatif : apporter les services aux populations qui en ont besoin : ZEP… Cela signifie prendre en compte les coûts que la collectivité devrait payer si ces services n'étaient pas rendus : dégradations, déplacements de population, demandeurs d'emplois plus nombreux… Mieux vaut une école en rural qui permet à quelques familles de pouvoir vivre et dynamiser un territoire, plutôt que de devoir construire de nouveaux HLM en ville ou développer des services complémentaires d'incendie pour gérer un désert de broussailles… Comme circulait il y a quelques années un autocollant en Belgique : " Vous trouvez que l'instruction coûte cher ? Essayez l'ignorance ".
Ce texte est extrait d'un document intitulé "Pour des services publics du XXIème siècle", rédigé par Les Verts Charente. Renseignement :
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Lettre ouverte au PNR de Millevaches et à son Conseil de Valorisation.
Suite à la première assemblée générale du Conseil de Valorisation depuis la création du PNR, le vendredi 25 mars à la Courtine, je me permets quelques réflexions et quelques propositions en matière de logement, pour faire une critique constructive et motivée des projets en cours exposés lors de cette réunion où la durée des temps de parole (3 h) des présidents et des responsables des commissions n'a permis que d'amorcer à peine le débat avant le départ du (maigre) public. Il me paraît en effet indispensable de continuer à dialoguer sur la place publique sans se décourager au lieu de se contenter d'auto satisfecit et de réciproques congratulations qui - quoique conviviales et sympathiques - ne reflètent pas à mon avis une avancée marquante dans la réflexion sur les actions à mettre en œuvre rapidement pour faire enfin "démarrer" le Parc.
Amélioration de l'habitat : Logement et artisanat En ce qui concerne la question posée concernant le manque criant, actuel et plus encore futur prévu, d'artisans du bâtiment aptes à répondre aux appels d'offres concernant le "millier" de rénovations envisagées par le programme OPAH du Plan Etat-Région, et surtout avant l'échéance, hélas négociée, de révision à 3 ans, où l'argent alloué risque fort d'être repris par ses bailleurs faute d'actions réalisées à temps à cause justement de ce manque, il me paraît urgent de mettre en œuvre un programme ambitieux et volontariste d'implantation de familles d'artisans qui seront les premiers acteurs de cette rénovation. Ceci devra permettre, par paliers successifs, grâce à une politique constante et soutenue dans le temps, l'implantation de nouvelles familles et la rénovation de nouveaux logements, les unes permettant les autres et réciproquement, sur une période programmée non sur 3 ou 5 ans, mais au moins sur 10, tout effet de "baguette magique" étant exclu ! Au delà des souhaits pieux et des incantations déjà essoufflées, il faut une action réaliste et concrète pour recruter ces artisans par une prospection nationale et internationale ; pour ce faire, des conditions d'exonérations et d'aides doivent être mises en place rapidement. De plus, il est important que ces rénovations ou ces restaurations dans certains cas, soient faites dans un esprit et avec des techniques respectueuses de l'environnement et de la santé tout en respectant les savoir-faire traditionnels, sans défigurer ni bétonner, "polystyréniser" ou "formaldéhyser" : on ne rénove pas une vieille grange en granite comme on construit à la va-vite un pavillon en parpaings ! Le Parc se doit, par définition, d'être pionnier dans ce type de programme de qualité et non de générer une banalisation brutale et industrielle du bâti, qui mange les budgets en appauvrissant ou même détruisant un patrimoine, au profit d'entreprises extérieures, "mercenaires" et sans états d'âme. Un cahier des charges et des programmations précises doivent être définis dans cette direction en concertation avec les administrations et les associations concernées. De plus, il est important de cibler et conditionner les aides à la rénovation de l'habitat sur des bâtiments destinés à l'installation (locative ou non) d'habitants s'engageant à vivre effectivement à plein temps sur le territoire.
Amélioration de l'habitat : Forêt En ce qui concerne les programmes de développement du bois-energie, il est important de préciser : - Pour le bois bûches : il est obsolète et donc inutile de préconiser, comme cela a été fait le développement des inserts, Il faut préconiser et aider l'installation de poêles ou chaudières à double combustion, seuls véritablement efficaces car rentabilisant au moins 90 % de leur approvisionnement. - Le mieux et le plus souhaitable à l'échelle du Parc étant de mettre sur pied un véritable programme de réseaux de chauffage par chaudières automatiques à bois déchiqueté "bois-plaquettes", tant au niveau des communes (villages ou parties de bourgs) que chez les particuliers, en organisant concomitamment l'approvisionnement local, seul débouché correct pour les "déchets" de l'exploitation forestière, les élagages de bordures et les débroussaillages, et seule alternative réaliste pour pallier les pollutions et les coûts du fuel. Ceci étant de plus générateur d'emplois ou tout au moins apport complémentaire de ressources pour les communes, les forestiers et les agriculteurs.
patrick bousquet de rouvex (Président de Drosera, Association pour la Valorisation et la Défense de l'Environnement sur la Montagne Limousine et ses abords et secrétaire de Maisons Paysannes de Corrèze)
Une convention entre Télé Millevaches et le Parc…
Après les difficultés financières auxquelles Télé Millevaches s'est trouvée confrontée suite à l'absence de soutien financier du Parc Naturel Régional de Millevaches en Limousin en 2004 (voir précédent numéro), une rencontre a eu lieu entre l'équipe dirigeante du parc et l'association Télé Millevaches. Christian Audouin, président du parc et Michel Ponchut, vice président se sont engagés au versement rapide d'une subvention de rattrapage pour 2004. Une convention de partenariat devrait par ailleur être signée prochainement pour l’année 2005. D'autre part, nous vous informons que depuis janvier, Télé Millevaches est visible sur la chaîne Demain. En clair sur le répéteur 20 du satellite Astra 1 E sur Canalsat en position 57, sur le répéteur 126 du satellite Hot-Bird référencé dans le bouquet TPS en position 62, sur les réseaux câblés, sur la free box. Et puis Télé Millevaches c'est aussi un site internet sur lequel vous pouvez retrouver le magazine du mois en ligne : http://telemillevaches.free.fr/
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