À la suite de ces sabotages, l'enquête policière a débouché sur l'arrestation de six personnes, des perquisitions chez sept autres et l'audition de deux autres en Limousin le 15 juin 2021, dans quatre lieux différents de la région. La directrice de l'école de Gentioux, Marie-Claire Drut, a été arrêtée ce jour-là et placée en garde à vue (voir IPNS n°76).
Coup de filet assez large : on prend le maximum de poissons pour récupérer le maximum d'informations, quitte à rejeter l'essentiel de la pêche à la mer. C'est ce qui s'est passé, puisque toutes n'ont pas été gardées à vue, que seulement trois ont finalement été inculpées, et qu'au moment du procès il n'en reste que deux. Marie-Claire Drut a en effet fait l'objet d'un non-lieu le 1er août dernier, 4 ans après sa bruyante arrestation, la police ne disposant d'aucun élément à charge contre elle. Malheureusement, une certaine presse de droite (Valeurs actuelles pour ne pas le citer) et même des habitants peu au fait du sujet continuent à propager la fake-news selon laquelle elle aurait été condamnée ! Une rumeur persistante qu'elle s'empresse de démentir (voir ci-dessous son témoignage).
Dans un communiqué, le comité de soutien des inculpés, faisant références aux études scientifiques tendant à prouver la dangerosité des compteurs Linky ou des antennes 5G, explique : « Le principe de précaution doit être appliqué de façon rigoureuse. La santé des personnes et la préservation de l’environnement ne doivent plus être sacrifiées sur l’autel du profit. La situation de notre planète et des organismes vivants qui l’habitent est de plus en plus compromise par l’extractivisme et l’augmentation vertigineuse de la consommation d’énergie. Le réchauffement planétaire, la destruction de la biodiversité et les atteintes de toute sorte à l’environnement entraînent une série de catastrophes climatiques, sanitaires et humaines. Cette destruction du vivant connaît une accélération exponentielle. Les changements dépassent les prévisions des scientifiques qui sonnent l’alarme depuis longtemps. Le temps des bonnes paroles arrive à sa fin. »
Au-delà de cette critique, le comité dénonce « l’ampleur de l’arnaque des objets connectés » : « Quand on nous dit que le numérique vient combler l’isolement, on rétorque que c’est précisément le monde numérique qui nous isole et nous prive de relations humaines ». Et de conclure : « Notre planète, nos mondes, sont en train d’être détruits sous nos yeux. Devant l’étendue du désastre, il faut agir maintenant. »
Le comité de soutien et les deux inculpés prônent donc la désobéissance civile qu'ils estiment « vitale ». « Pourtant, poursuivent-ils, elle est souvent réprimée au nom d’un dogme "antiterroriste" qui cache mal la terreur réelle que les gouvernements sont prêts à exercer. » Leur communiqué se termine par cet appel : « Soyons solidaires de toutes celles et tous ceux qui cherchent à arrêter cette machine infernale ».Des concerts ou soirées de soutien sont d'ores-et-déjà prévus, en particulier le 17 janvier au Villard (Royère de Vassivière) . Puis des évènements seront organisés à Limoges pour informer la population des dangers du numérique à tout-va pendant les deux jours du procès.
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