Journal IPNS Journal IPNS
  • Présentation
  • Les numéros
  • Les articles
  • Abonnement / Don
  • Chroniques
  • Lectures
  • Dossiers
    • 80 ans après la guerre d’Espagne
    • Autour des centres d’accueil pour demandeurs d’asile
    • Bonjour la nuit
    • Comment ré-habiter les centres bourgs ?
    • Communauté de communes
    • Elections municipales 2008
    • Elections municipales 2014
    • Entreprendre collectivement
    • État de l’eau sur le plateau
    • Exilés, solidarités sur un plateau et au-delà
    • Fin programmée des feuillus sur le plateau
    • Il court, il court, le circuit court
    • Innovation sociale ou précarisation des conditions de travail
    • La forêt
    • La montagne Limousine, une forêt habitée ?
    • L'énergie du plateau : l'hydro-électricité
    • L'éducation en question
    • Lenoir est le brun
    • Les municipales
    • Les sections, nos propriétés collectives ignorées
    • Lettre ouverte à la préfète de la Creuse
    • Limousin rebelle
    • Logement
    • Loup y-es tu ?
    • L'usine de la discorde
    • Millevaches, territoire en mouvement
    • Mobilité, se déplacer autrement
    • Notre forêt pour demain n°1
    • Notre forêt pour demain n°2
    • Pauvreté et solidarité rurales
    • Porcherie
    • PNR : cris et chuchotements...
    • PNR de Millevaches en Limousin : Vous avez dit contrat ?
    • Produire local, une nécessité
    • Quand le plateau donne des boutons à Limoges
    • Quel pouvoir des habitants sur leur environnement ?
    • Réforme territoriale
    • Résidences secondaires
    • Uranium : un limousin très enrichi
    • Usines à viande, à tomates, à pellets : mêmes lubies, mêmes impasses !
    • Vassivière, vers un despotisme territorial

Chroniques d'exils : l'asile en chiffres en 2025

Date
dimanche 1 mars 2026 11:51
Numéro de journal
94
Auteur(s)
Dominique Weber
Visite(s)
44 visite(s)

ofpraEn 2025, la France a enregistré 151 560 demandes d’asile, dont 116 365 premières demandes, et 35 189 réexamens. Parmi ces premières demandes on comptait 67 000 procédures normales, 53 864 procédures accélérées, dont le chiffre n’a jamais été aussi élevé, 25 642 personnes en procédure Dublin dont 5803 ont pu accéder à la procédure en cours d’année, de même que 4428 personnes en procédure Dublin ayant déposé leur demande les années précédentes. Un certain nombre d’Haïtiens en attente d’enregistrement en Guyane ne sont pas comptabilisés.

 

Qui est principalement accueilli ?

Quatre pays ont dépassé les 12 000 demandes d'asile : l'Afghanistan (13 800), la République démocratique du Congo (13 240), Haïti (12 600) et l'Ukraine (12 310). Les demandes des ressortissants haïtiens et de RDC sont traitées principalement en procédure accélérée. Suivent la Guinée (8 640), la Côte d’Ivoire (7 530) et la Turquie (6 830). L’ensemble de ces sept pays représente plus de la moitié de la demande totale (51,6%).
En 2025, l’OFPRA (Office français de protection des réfugiés et apatrides) a pris 156 590 décisions. Au total, entre l’OFPRA et la CNDA (Cour nationale du droit d'asile), 78 782 personnes (enfants inclus) se sont vu octroyer une protection, un chiffre inédit dans l’histoire et un taux de protection de 52,1% que l’on n’a pas vu depuis 40 ans. Cela concerne des personnes ayant déposé une demande en 2025 mais aussi les années précédentes.
Les taux d’accord varient considérablement selon les pays, de même que la répartition entre refugiés et bénéficiaires de protection subsidiaire et ne sont pas corrélés au nombre de ressortissants d’un pays, La Chine, ou plutôt le Tibet (2470 demandeurs), a le plus fort taux d’accord (92,3%), essentiellement pour le statut de réfugiés, de même que la Syrie (79%) et la Palestine (87%). L’Ukraine et Haiti ont un taux de 89%, principalement avec une protection subsidiaire. Environ 150 000 personnes sont toujours en attente de décision.

 

OQTF

La loi prévoit que les déboutés reçoivent une OQTF (Obligation de quitter le territoire français).
66 428 personnes, enfants inclus, ont été déboutées de l’asile en 2025 (Quand il s’agit de familles, l’OQTF s’adresse aux parents mais concerne aussi les enfants). La France est l'État de l'Union européenne qui délivre le plus d’OQTF, devant l'Allemagne (12 500). L’OQTF est une décision administrative qui peut toucher n’importe quel adulte : il suffit que la préfecture estime que la personne ne remplit pas ou plus les conditions de délivrance d’un titre de séjour, conditions qui se sont durcies avec les dernières lois. Si les OQTF ne sont pas toujours exécutées, être sous OQTF (exécutable pendant 3 ans), n’est pas anodin car les personnes n’ont aucun droit, à part l’AME (aide médicale d’État, que certains voudraient voir annulée) qui ne propose qu’un panier de soins réduit. Ils n’ont pas le droit de travailler, de demander un titre de séjour et sont donc sans papiers. Il est quasi impossible de se loger et ils n’ont bien sûr aucune aide sociale. Être sous OQTF est source d’angoisses et d’insécurité : crainte d’arrestation, d’enfermement en centre de rétention, d’expulsion forcée... Ce sont des situations de grande précarité, d’instabilité, en particulier pour les enfants qui restent scolarisés. Les personnes sont à la merci d’exploiteurs divers et variés. La France fabrique ainsi toute une population précaire qui vit ou plutôt survit dans une zone grise à nos côtés.Actuellement les délivrances d’OQTF augmentent de même que les taux d’expulsions. Cependant les taux de régularisations en particulier par le travail se réduisent. Nous observons ces temps-ci pas mal de cas de personnes demandeuses de régularisation avec des propositions d’embauche y compris pour des d’emplois sur la liste des métiers en tension et qui sont visées par une OQTF au grand dam de leur employeur, comme c'est le cas, en Creuse, pour le jeune Moussa qui a effectué son apprentissage chez Eiffage où il a obtenu son CAP. Depuis le 1er août 2025, il a été embauché en CDI, mais il a reçu une OQTF. Le jeudi 26 février dernier un rassemblement de plus de 200 personnes à l'appel de la CGT a eu lieu devant la préfecture de Guéret pour demander sa régularisation. Son cas n'est malheureusement pas unique.

 

Dominique Weber
  • Thème
    Chroniques
  • chiffres | OQTF | Chroniques d'exils | exil
  • Brève n°94 - 03/2026
  • Royère de Vassivière : Le projet de porcherie est de retour !
  • Et le dialogue a eu lieu... À propos d'une coupe rase qui, elle, n'a pas eu lieu
  • Un raid graffiti sur la RN 147
  • Les initiatives « disruptives » de la Montagne limousine sous la loupe d'une géographe
  • Le service civique, un dispositif qui a la cote auprès des jeunes
  • Pavel Macek, Mémoire gravée du plateau de Millevaches
  • À propos du film de Jean-Louis Cros : Jan, lou darrier dau Melhau
  • À Cheissoux, intelligence artificielle et subventions réelles
  • Aubusson : un avenir pour les fonderies Fraisse
  • Ukraine : Aller... Retour !
  • Il y a 70 ans : la mutinerie villageoise de la Villedieu
  • Correspondances paysannes
  • Nunatak, la revue des Montagnes
  • DémasKer les extrêmes droites et leurs mensonges
  • Les bonnes raisons de refuser une Légion d’Honneur
  • Et si l’agriculture se réinventait en commun ?
  • Être paysan, qu'est-ce que c'est ?
  • La Cardère : 10 ans d'aventure éditoriale et naturaliste
  • Le Loir gris, Glis glis
  • Mobilité : une actualité brûlante
  • Chroniques d'exils : l'asile en chiffres en 2025
  • Chroniques des peuples : Iran 2026, seuls les peuples sauvent les peuples !
  • Le blaireau de bibliothèque : La Biblikoi, petite bibliothèque itinérante
  • Accueil
  • Lettre d'information
  • Plan du site
  • Glossaire
  • Blaireaux

IPNS - 23340 Faux-la-Montagne - ISSN 2110-5758 - contact@journal-ipns.org
Journal d'information et de débat du plateau de Millevaches - Publication papier trimestrielle.

Bootstrap is a front-end framework of Twitter, Inc. Code licensed under MIT License. Font Awesome font licensed under SIL OFL 1.1.