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Jean-Claude Champeau, du braconnier au photographe et auteur naturaliste

Date
lundi 1 décembre 2025 14:18
Numéro de journal
93
Auteur(s)
Jean-Claude Champeau
Jean-François Pressicaud
Visite(s)
36 visite(s)

jean claude champeauJean-Claude Champeau a publié deux livres qui l’ont fait connaître comme photographe et auteur naturaliste, Sur la piste du Chat sauvage en 2020 et Dans les yeux de Renard en 2025. Rencontre avec ce chasseur d'images et amoureux de la nature

 

IPNS : En prenant connaissance de l’avant-propos de l’ouvrage consacré au Chat forestier, on peut être surpris de ton aveu d’avoir été « un braconnier enfiévré de chasse et de pêche »… Peux-tu nous en dire davantage sur cette apparente contradiction ?

Jean-Claude Champeau : Je suis né en 1956 et j’ai grandi avec mon frère dans la vallée du Thaurion, au domaine familial du Gué-Chaumeix situé aux confins des communes du Monteil-au-Vicomte et de Vallière. Dans les années 1960 et 70, la faune sauvage y était abondante en oiseaux, ainsi qu’en lapins et lièvres. Sangliers et chevreuils se faisaient alors discrets et les cerfs ne faisaient pas encore partie du quotidien. Truites et vairons abondaient dans les eaux tumultueuses de la rivière et dans ses biefs, nourris par une microfaune foisonnante. Chasse et pêche ponctuaient les saisons, la première de septembre au début de l’hiver, la seconde de mars à la fin de l’été. Me concernant, c’était avec ou sans permis, la seconde pratique, finalement assez rare, relevant convenons-en du braconnage. Comme mon père, ma grand-mère maternelle adorait la pêche à la ligne, juste à la fin d’un orage, avec les instants d’excitation fébrile dont je me souviens encore.
Il arrivait parfois qu’un lièvre se retrouve dans la marmite alors que la chasse n’était pas officiellement ouverte, ou que des mains expertes extraient une fario de sous la berge, voire que quelques autres de belle taille rejoignent la poêle lors de la fraie annuelle. Ces petits braconnages permettaient d’agrémenter un ordinaire, déjà tout à fait satisfaisant dans une famille paysanne alimentairement autonome à cette époque, mais ils étaient peut-être aussi l’occasion de braver des interdits, une forme clandestine de chasse et de pêche.
Il m’apparaît évident qu’une comparaison globale entre cette époque de ma jeunesse et l’époque actuelle ne soit un piège ou une impasse, tellement les évolutions (bonnes comme mauvaises) ont été rapides et gigantesques. C’est à mon sens sur ces évolutions qu’il est urgent de réfléchir, car rien (ou presque) de ce qui concerne l’Homme n’est vraiment définitif ou irréversible, ce n’est en revanche pas le cas des dégâts que celles-ci ont porté au « reste » du vivant, biodiversité qui nous est à l’évidence indispensable. Du coup, envisager une flagrante contradiction entre mes actes de braconnage des années 1960-1970 et le choix que j’assume depuis 19 ans du végétarisme (non millitant) et de la protection de la nature serait tout aussi périlleux que de comparer des époques tellement différentes ; là aussi, il faut regarder de près les moments, les épisodes, les rencontres qui ont conduit une personne à évoluer, à donner un nouveau sens à sa vie, d’une manière finalement assez naturelle.

 

Renard DSC 8680 bis JC Champeau

 

Parle-nous de ta scolarité.

Ma première année scolaire s’est passée en presque totalité à la maison, suite à une coqueluche qui a dégénéré en asthme, et c’est essentiellement ma mère qui m’a appris à lire et à écrire. Au pied de la dernière tour du château en ruines de Pierre d’Aubusson, à l’école du Monteil-au-Vicomte, tout m’était agréable et assez facile au plan scolaire, à part les accès de violence de la directrice qui enseignait dans la grande classe, principalement dirigés contre les « mauvais élèves » et ceux occasionnellement dissipés ou hyperactifs. La cruauté de cette femme pouvait aller très loin, en particulier contre des fillettes « de l’assistance publique ». Alors que je ne faisais que rarement les frais des foudres de la mégère, du fait de mon statut de « bon élève », il advint cependant qu’un jour d’hiver, au retour de la récréation, nous la trouvâmes particulièrement « remontée » : elle venait de découvrir des traces noires sur un côté du poêle à mazout qui réchauffait la salle de classe et s’était persuadée qu’un enfant en était à l’origine. Lorsque tous les élèves furent assis à leurs places, elle demanda qui avait fait cela, sans doute en plaquant ses gants contre le poêle. Comme nul ne se dénonçait, l’institutrice nous demanda de lui présenter nos gants, convaincue d’ainsi démasquer le coupable. Mes mitaines de simili-cuir noir présentant des traces internes d’usure pouvant constituer la preuve de ma culpabilité, je fus rapidement l’objet d’un interrogatoire musclé, à la hauteur de la déception qu’elle ressentait d’un élève toujours 1er ou 2ème de son cours. Bien que les traces aient pu trouver leur origine dans un simple échauffement excessif du poêle, la pression que cette tortionnaire exerça sur l’enfant que j’étais eut raison de la sincère insistance mise à clamer mon innocence. Je finis donc par avouer ce que je n’avais pas commis, ce qui me valut aussitôt une volée de gifles et un vigoureux tirage de cheveux, le tout assorti d’une punition à vocation exemplaire. Cette horrible femme venait de me faire découvrir, pour la première fois de mon existence, que le mensonge pouvait être une alternative pour abréger pression ou harcèlement : message reçu, comportement intégré, vive le mensonge !

 

Après ce rude apprentissage quelles études as-tu faites ?

L’entrée au collège eut lieu en 1968, dans les suites de la vague de révoltes qui fit quelque temps vaciller le pouvoir en France et ce fut pour moi la douche froide constituée par une autre vague : celle de l’énorme quantité de devoirs et de travaux à réaliser chaque soir, après des journées déjà éprouvantes, ce qui me laissait beaucoup moins de place pour jouer et pour rêvasser dans la nature. Malgré la violence (désormais bien intégrée) de certains professeurs, je parvins à gérer une scolarité assez moyenne, toujours suffisante pour passer chaque année de classe en classe et obtenir le BEPC (actuel brevet des collèges). Le temps de l’orientation professionnelle était venu : alors que j’avais souhaité intégrer une école enseignant les choses de la nature, avec l’idée de peut-être devenir garde forestier, mon « dossier » et l’absence de relations familiales avec des personnes pouvant aider à mon intégration au lycée forestier de Meymac, je me trouvai précipité au sein du lycée agricole d’Ahun, sans la moindre envie de devenir agriculteur. À cette époque, mon frère et moi avions commencé la compétition cycliste, lui en catégorie minimes et moi dans celle des cadets, toujours asthmatique mais aidé par une médication enfin efficace. Supportant mal l’internat, ne pouvant plus m’évader les soirs dans la nature, n’aimant pas les matières enseignées et ne pouvant plus m’entraîner au cyclisme en semaine, je finis, déprimé, par convaincre mes parents d’envisager sérieusement l’arrêt de ma scolarité, qui n’excéda guère les deux mois à Ahun.

 

blaireaux

 

C’est donc ainsi que tu as plongé dans le « monde du travail », alors que tu n’avais pas 16 ans ?

Pour que je puisse interrompre ma scolarité avant l’âge de 16 ans, la solution la plus accessible était un contrat d’apprentissage, ce qui fut fait grâce à l’opiniâtreté de mes parents. C’est ainsi que je passai deux années à Châtain, petit village perché au-dessus de la vallée du Thaurion, tout près de la Rigole du Diable, de décembre 1972 à décembre 1974, à apprendre et pratiquer les métiers de forgeron, de métallier, de maréchal ferrant (étant ainsi sans doute un des derniers à ferrer vaches et bœufs de trait en Limousin), de mécanicien agricole et automobile, avec quelques interventions en plomberie et couverture. L’entreprise était familiale avec le couple des patrons, l’ouvrier et moi (l’apprenti). Le bâtiment de la forge se prolongeait en café, lieu de retrouvailles et de haltes, où le patois (terme qui n’apparaissait pour personne comme péjoratif, bien au contraire) était tout autant parlé que le français. Je me délectais alors des histoires de chasse, de pêche, de batteuses à la ferme (auxquelles j’avais participé, notamment pour « rendre les journées »), de farces et de fêtes un peu trop arrosées. Le patois garde dans mes souvenirs le parfum d’une langue des plus vivantes, en ce sens qu’elle s’exprimait par des mots, des tons, des mimiques et des gestes, bref, une langue physiquement exprimée par une animation du corps tout entier. Et, crois-moi si tu le veux, les émotions transmises avec le patois semblaient beaucoup plus intenses ou captivantes à l’adolescent que j’étais qu’avec la langue française. À Châtain, en dehors des moments de découverte des techniques et des gestes procurant efficacité et satisfaction, j’ai eu très froid, je me suis brûlé, j’ai eu mal aux doigts et à l’ego, mais je reste éternellement reconnaissant à ces gens-là, Gilbert et Fernand, qui m’ont appris à me servir de ma tête en utilisant mes mains, me confiant ainsi les précieuses clefs d’un trésor dans lequel je n’ai cessé de puiser tout au long de ma vie. À la fin de l’année 1974 et de mon contrat d’apprentissage, je quittais cette entreprise et obtenais le permis de conduire permettant d’envisager enfin confortablement les balades avec copains et copines (surtout), à bord de la Renault 8 que venait de me vendre mon désormais ex premier patron.

 

Cerf DSC 7609 bis JC Champeau

 

Assez rapidement, tu vas travailler dans le bâtiment avant d’aller plus tard rejoindre le monde de l’édition…

À l’issue de mon contrat d’apprentissage, j’intègre une formation avec le Greta, à l’École des Métiers du Bâtiment de Felletin et au Collège d’Enseignement Technique d’Aubusson, ce qui me permet d’obtenir un CAP d’électricien d’équipement, métier que je vais exercer jusqu’en 1987, année de bascule vers une tout autre vie. Dix ans auparavant, j’étais entré au Parti communiste et au syndicat CGT et je participais activement à une association de quartier à Aubusson. Depuis 1983, j’étais devenu le plus jeune élu de cette même ville, conseiller municipal délégué au Comité Local de l’Emploi et administrateur de l’Hôpital public. Suite à des difficultés que rencontrait l’entreprise qui m’employait et à des désaccords profonds avec mes patrons, je demandai à être licencié pour raison économique, ce qui fut fait assez rapidement. J’étais donc libre et disponible professionnellement, situation qui ne dura que quelques semaines, car un ami qui travaillait pour une maison d’édition parisienne me rendit visite et me proposa de changer de métier… Après quelques essais concluants j’entrai donc aux éditions Messidor, devenant ainsi vendeur de collections et encyclopédies pour l’enseigne Livre-Club Diderot, avec une installation à Tulle et l’arrêt inévitable de mon mandat d’élu et de mes engagements associatifs aubussonnais, dont le club de rugby qui allait beaucoup me manquer. Et c’est ainsi que mon précédent salaire d’ouvrier (même hautement qualifié) fut multiplié par 1,5 ou 2, suivant les mois, avec des rencontres très enrichissantes auprès d’une clientèle au spectre social des plus larges.

 

Mais tu ne restes pas longtemps dans cette maison d'édition...

Après deux années dans l’édition et une activité essentiellement intellectuelle, la technique me manquant, j’acceptai l’offre d’une société de services informatiques pour devenir technico-commercial et partir m’installer à Montluçon. Un an plus tard, trouvant ce métier vraiment trop technique et stressant, je revins chez Messidor et les livres, une histoire qui s’acheva en 1992 avec la disparition de cette maison d’édition. Je fus alors recruté par une agence de publicité montluçonnaise, expérience qui enrichit mes compétences et me fit découvrir l’univers de l’infographie et de la chaîne graphique en général. En 1994, départ pour le Var (Toulon, puis Cuers), toujours dans la publicité, l’état de santé de ma fille nécessitant de passer quelque temps en bord de mer, séjour qui se termina en 1995 par une nouvelle aventure dans la publicité, cette fois dans le Puy-de-Dôme, où j’exerçai parallèlement l’activité d’éditeur. Une belle et longue aventure qui s’acheva dans la douleur fin 2008, avec l’effondrement économique lié à la crise financière dite des subprimes qui eut raison de la société dont j’étais le gérant. Retour en Creuse en janvier 2009, à Saint-Quentin-la-Chabanne, après un trop long éloignement de « la source », avec toujours l’infographie et la publicité pour une vie différente, en tout cas moins trépidante.

 

Que sont devenus tes engagements politiques et syndicaux ?

En 2007, constatant qu’un fossé infranchissable s’était creusé entre le PCF et moi, je quittai celui-ci après 30 années d’engagement, déplorant que ma famille politique, dans une stratégie électoraliste et clientéliste consternante, puisse privilégier sa survie structurelle au détriment des causes qu’elle prétendait défendre. Ce fut la goutte d’eau émancipatrice qui fit déborder mon niveau d’acceptation. En quittant le statut de salarié, en 1995, pour devenir exploitant ou gérant d’entreprise, j’avais dû me résoudre à quitter l’activité syndicale, sans jamais couper les ponts avec celles et ceux qui tentent, parfois maladroitement, de réveiller les consciences et d’améliorer la condition humaine au travail. Un petit patron n’est généralement pas si différent d’un salarié, en fonction de l’éducation qu’il a reçue, en fonction de ce qu’il a gardé de toutes celles et ceux qui lui ont appris ou apporté quelque chose, qui l’ont aidé volontairement ou pas à se construire.

 

Chat DSC 9515 bis JC Champeau

 

Comment découvres-tu la photo animalière ?

J’avais déjà fait de la photo durant mon adolescence, avec l’envie de m’approprier l’image des animaux qui me fascinaient, utilisant alors un matériel des plus basiques. À force d’admirer les clichés des grands photographes, dans des revues ou des livres, je finis par acheter, en 1979, un appareil reflex qui, bien que peu performant (car peu onéreux), me permit de connaître de premières émotions lors d’affûts interminables dans la nature, mais les résultats furent assez décevants. Quelques années plus tard, l’appareil rendit l’âme et mes illusions avec. Il fallut attendre la naissance de ma fille, début 1991, pour que renaisse mon intérêt pour les images avec l’acquisition d’un caméscope, mais dans un cadre familial uniquement. Puis, Fanny grandit et la photo numérique apparut. J’étais entre temps revenu à la photo, mais pas du côté initialement envisagé : l’activité d’infographiste m’amenait fréquemment à traiter des images, pour les recadrer, les améliorer, parfois même ajouter des personnes absentes le jour de la photo. J’étais donc passé de l’autre côté du miroir et je découvrais les qualités et défauts d’une photo, tout en comprenant ce qu’il convenait de faire ou d’éviter pour réaliser un cliché satisfaisant, du moins qui ne fasse pas trop souffrir l’infographiste procédant aux retouches. Un premier appareil numérique bridge en 2004, puis un second me rendirent l’envie de photographier : les résultats étaient peu satisfaisants, mais je connaissais les limites de la technologie basique que j’utilisais, rêvant déjà d’un reflex numérique. Ce qui fut fait début 2007 avec un premier Nikon : enfin, une perspective sérieuse de concrétiser une partie de mes rêves lointains de photo animalière.

 

Quel virage t'amène au végétarisme ?

En 2006, au cœur des Combrailles auvergnates, la rencontre avec une certaine Vesna allait me pousser dans mes derniers retranchements vis-à-vis de la chasse et du regard que j’avais jusque-là porté sur le vivant non humain. En même temps que mon épouse et ma fille, le choix de ne plus manger d’animaux devenait alors une évidence qui se concrétisa dans un délai finalement assez court. Sans doute étions-nous mûrs pour cela, sans doute l’étais-je particulièrement malgré le fardeau que je portais sans en être totalement conscient, que les générations précédentes transmettent aux enfants de la campagne à qui l’on explique que l’abattage des animaux d’élevage est inscrit dans l’ordre des choses et qu’il ne faut s’accorder aucune sensiblerie excessive. L’enfant que je fus avait donc enfoui en lui certaines violences de cette vie à la ferme, tout comme il avait enfoui les violences de l’institutrice des années 1960. Il suffit parfois d’une rencontre ou d’un événement a priori anodin pour faire sauter le bouchon et libérer la pensée et l’expression, même tardive, d’un esprit critique qui rend l’existence plus paisible : chacun construit son éthique de vie comme il le peut, dans un temps plus ou moins long.

 

La boucle semble donc se refermer avec le retour à ta passion d’enfant pour la nature et ceux qui la peuplent, qui se transforme en soif de connaissances, avec le besoin de partager celles-ci…

En effet, c’est bien la preuve qu’il ne faut jamais tirer un trait définitif sur les rêves de son enfance. Je continue mon passionnant métier d’infographiste et je travaille toujours dans la publicité avec le même plaisir et avec celle qui est devenue mon ex épouse. Peu à peu, je passe de plus en plus de temps à observer, décrire et photographier la nature et, comme je me plais à l’affirmer, chaque sortie est une nouvelle aventure, une page blanche qu’il reste à écrire. Quand j’étais tout petit, je demandais à mon grand-père maternel de me prendre dans ses bras et de me soulever, pour me permettre de voir loin et de découvrir ce à quoi ma petite taille ne me permettait pas d’accéder. Plus tard, toujours dans mon enfance, j’éprouvais le besoin irrépressible de grimper tout en haut de telle ou telle colline, de tel ou tel puy, pour découvrir ce qu’il y avait derrière. Aujourd’hui, je chemine, je gravis et je dévale, persuadé qu’au prochain détour du sentier, je vais découvrir une chatte forestière jouant avec ses petits, une hermine traquant les rongeurs, un pic noir tentant opiniâtrement d’extraire l’insecte convoité qui se dissimule sous l’écorce. Je suis conscient d’avoir à ce propos beaucoup de chance. Et lorsque, durant le brame, je me trouve à moins de 15 mètres d’un grand cerf, je ressens quelque chose de particulièrement intense face à une scène que je n’avais jamais envisagée dans les rêves les plus fous de mon enfance, car il n’y avait pas de cerfs dans la vallée du Thaurion à cette époque. Et je me trouve tellement heureux et apaisé au moment d’appuyer sur la détente, sans que celle-ci ne fasse le moindre bruit et, surtout, sans que ce geste n’entraîne la fuite, la douleur ou la mort de l’animal qui n’a pas détecté ma présence, ou, plus rarement, qui ne l’a pas considérée inquiétante. Publier des livres ou exposer des photos, tenir des conférences me permet de partager ce que j’ai découvert, observé et photographié, pour apporter des connaissances sur la diversité du vivant, lesquelles peuvent faire naître la conscience et l’envie de protéger la nature des excès de l’Homme.

 

Propos recueillis par Jean-François Pressicaud

 

 

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    Nature
  • photo animalière | portrait | Monteil-au-Vicomte | naturaliste | Dans les yeux de Renard | photographie | nature
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Journal d'information et de débat du plateau de Millevaches - Publication papier trimestrielle.

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